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![]() La BIO des Antilles* Les textes de cette page proviennent de bulletins trimestriels de l'Association Bio de Antilles LE FRUIT DU MOIS DE DÉCEMBRE : L’ORANGELa fin de l’année, c’est la période par excellence des agrumes. Les orangers et les mandariniers ploient sous le poids des grappes. Ces fruits de saison sont, bien entendu, dans les paniers de la ménagère. N’oublions pas non plus que la peau de nos oranges est la base de notre boisson traditionnelle de Noël, le shrubb. Nous en profitons donc pour vous parler des bienfaits de l’orange, qui est un fruit riche en vitamine C (53 mg/100 g) comme tout le monde le sait une orange moyenne permet de couvrir pratiquement l'apport quotidien recommandé ! De plus, la peau épaisse protège le fruit de l'oxygène de l'air qui détruit la vitamine C. Autre atout et non des moindres, l'orange a un apport énergétique modéré (45 kcal/100 g). Une orange pressée chaque matin (bien meilleure que du jus en brique et bien moins calorique car sans sucre ajouté), constitue une excellente entrée en matière avant d’entamer la journée. L'orange est aussi une excellente source de calcium (40 mg/100 g au lieu de 10 mg/100 g pour la plupart des fruits). De plus, la présence d'acides organiques dans le fruit joue un rôle favorable dans l'assimilation calcique. Ainsi, l'utilisation biologique du calcium de l'orange apparaît voisine de celle du lait, modèle en la matière. Enfin, ses acides organiques excitent les sécrétions digestives, et facilitent une bonne assimilation des aliments. D’où l’intérêt d’un jus d’orange pris en apéritif ou d’une orange dégustée en dessert, même après un repas un peu copieux. Le Bulletin de la Bio, décembre 2006 Association des agriculteurs bio de la Martinique, soucieux de la qualité de l’environnement et de la santé des gens. On dénombre actuellement une vingtaine d'agriculteurs « bio » sur l’Île. LE COMPOST, ÉLÉMENT DE BASE EN AGRICULTURE BIOLOGIQUE (AB)Qui se soucie du sol ? Ce grand malade pourtant si précieux nous nourrit ainsi qu'il assure maintes fonctions vitales aux écosystèmes et à l’équilibre climatique de la planète. «On boit l’eau, on respire l’air mais on ne mange pas le sol. Il ne nous nourrit qu’indirectement. » C’est sans doute ce qui en fait le grand oublié de l’environnement, estime le pédologue autrichien Winfried Blum. Le diagnostic des scientifiques est quasi unanime : la dégradation des sols sous l’effet des activités humaines ne cesse de s’accentuer dans le monde. Les sols sont des milieux vivants et fragiles, qui abritent d’intenses échanges biologiques et physico-chimiques. Les sols s’épuisent lorsque leurs propriétés n’ont pas la possibilité de se régénérer naturellement ou grâce à des apports externes, de matière organique par exemple. Les amendements organiques sont issus du compostage des végétaux ou des fumiers d'animaux. Un sol fertile permet de produire des cultures saines et constitue ressource la plus importante chaque exploitation.Le compost issu de la décomposition de matières végétales (déchets de jardin, bagasse etc.…) et du fumier de volailles ou de bovins, contribue à l’amélioration de structure du sol, à son enrichissement en matières nutritives nécessaires notamment aux plantes et maintien de la fertilité du sol. La fertilité du sol constitue en effet, un enjeu capital en Agriculture Biologique. Qu’est-ce-que le compostage ?
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